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1er point: faire du volant son ami


Parfois il faut savoir faire preuve de sang-froid...Mais une fois sur deux nous

arrivons à l'heure.

Il est cependant conseillé de posséder un téléphone portable.


Plus sérieusement, l'aide-soignante à domicile est amenée à utiliser un véhicule (personnel ou de fonction selon le cas) au quotidien; il faut donc évidemment ne pas craindre les kilomètres et conduire de façon raisonnée. Notre permis à point est en jeu!

Il arrive de temps en temps qu'un PV arrive sur le bureau de notre surveillante. La dernière fois que c'est arrivé (il y a 3 mois) c'était pour un excès de vitesse (du genre 62 km/h  au lieu de 50). On n'a pas pu prouver qui était au volant de la voiture en question (nous disposons de véhicules loués par l' hôpital). Résultat: depuis nous notons quelle tournée nous faisions et dans quel véhicule. L'heure et l'endroit du PV permettent,du reste, de trouver le coupable!


Mais il est vrai que nous avons souvent l'oeil sur le compteur. C'est une simple habitude à prendre.


En réalité, l'inconvénient majeur concernant la conduite reste le verglas, la neige etc. Nous sommes d'ailleurs réquisitionnées tour à tour pour une formation de "conduite sur verglas".

Je ne manquerai pas de faire part ce cette expérience quand mon tour sera venu!

Mais en un seul hiver j'ai du, c'est vrai, me faire peur quelquefois. Les campagnes ne sont pas salées, et parfois nous sommes contraintes d'annuler notre passage chez certains pour cette cause.

Je me souviens cet hiver d'une collègue qui est revenue toute tremblante et prête à pleurer tellement elle s'était fait peur. Pourtant ça n'est pas du tout son genre de craindre!

 

2ème point: épargner son dos

 







 

















Nos vertèbres sont précieuses: dans les 6 mois qui ont suivi mon arrivée dans le service, trois collègues en arrêt maladie pour cause de mal de dos.L'une n'a pas pu réintégrer le service.

Souvent il faut plus d'un mois de repos pour reprendre le travail après ce genre d'accident.

La difficulté majeure réside dans le fait que nous travaillons en solo; les aidants (conjoint, membre de la famille) nous aident parfois mais ils ne détiennent pas les notions de manutention et le risque de se blesser est donc parfois multilpié.

Un petit lien sur la page d'accueil vous permettra de juger de l'importance de ce point capital.

Pas facile de garder le dos droit, c'est un coup à prendre!


3ème point (fâcheux?!): la rémunération

Volontairement, je n'ai pas placé ce chapitre en pôle position. Personnellement, le fait d'e toucherun salaire conséquent ne fait pas partie de mes priorités. Ceci dit, c'est un choix très personnel et je comprends tout à fait mes collègues. J'ai toujours pris ce que je trouvais sans discute ni même demander combien je gagnerai. Et lorsque je décidai de démissionner, c'était pour des raisons d'ordre purement éthique ( notions de respect  entre autre).

D'ailleurs je ne travaille qu'à mi-temps, et cela à ma demande.

Du pain béni pour les SSIAD (Service de Soins Infirmiers A Domicile), qui doivent jongler avec les horaires coupés (travail matin puis retour le soir pour le coucher).

Certaines structures comprtent une majorité de postes à 100%. D'autres ne comptent que des temps partiels.

Pour donner un exemple, notre équipe est composée de deux postes à mi-temps, 8 postes à 75% et un poste à 80%. J'ai parfois entendu des discussions concernant les avantages fiscaux, déductions etc. mais ne me demandez rien à ce sujet je suis larguée!

4ème point (commun à toute A.S.)


 






Une petite touche d'humour ne fait jamais de mal...
Savoir rester stoique face aux odeurs nauséabondes est une des qualités requises pour pratiquer ce métier:

vents puissants et inopinés, haleines fermentées du réveil, senteursde sueurs, en tout genre... Bref, des émanations en tout genre.

Un principe de bse: manger léger. 

5ème point: travailler seule

C'est une réalité, une évidence: nous sommes seules! De 8h15 à midi, nous assurons notre tournée, bravant imprévus et mauvais caractères...

L'adaptabilité est une qualité sérieusement indispensable: nous nous immiscons dans les vies privées de chacun de nos patients.

Le secret professionnel est une notion élémentaire!

Une remplaçante dernièrement n'a pas pu rester au sein de l'équipe car elle ne posait aucune barrière entre le patient et elle-même. Elle n'agissait pas en tant que professionnel de santé mais en tant que personne. C'est un sujet très délicat, sensible. Mettre une machine à laver en route chez un patient ne fait plus partie de notre rôle.

Nous reparlerons bien sûr de ces "dépassements de tâches".

Pour résumer, il faut mêler discrétion, confiance en soi, et générosité.

Rien de plus simple...

Effectivement, lorsqu'il arrive un pépin, nous nous devons de réagir posément, calmement, et de ne pas nous mettre en danger. (car en général nous avons tendance à protéger le patient, ça oui, mais nous ne pensons pas à nous-même)

Il nous arrive rarement d'appeler les pompiers; mais cela arrive.

D'ailleurs je devrais faire une petite session de recyclage pour le secourisme, cela ne me ferait aucun mal.

 

Cet article est en cours, merci de votre compréhension, et n'hésitez pas à donner votre avis sur la question!

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